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jan 25
2010

Comment sauver MAYA ?

Posté par: fanny renaud dans Biodiversité

Taggé dans: Pas taggé 

fanny renaud

Pour réduire le taux de mortalité des colonies d'abeilles, il faut agir à différents niveaux et entamer une remise en question "globale" de certaines de nos pratiques.

Au niveau agricole :

Il faudrai que les agriculteurs utilisent moins de pesticides et modèrent leurs utilisations. Ils devraient être plus vigilants à l’égard des abeilles c'est-à-dire qu’ils ne devraient pas traiter quand les abeilles sont à l’extérieur : en période de floraison et en pleine journée. Il faudrait interdire les traitements pendant 10 jours durant la pollinisation.

Pour offrir une alimentation suffisante et saine aux abeilles, il faudrait bannir les monocultures et favoriser l’implantation de haies par exemple.

Au niveau étatique :

Des incitations financières au profit des agriculteurs ont intérêts à être mise en place afin de les motiver à adopter de « bonnes pratiques » (comme il est fait en Isère par exemple).

L’Etat devrait être plus regardant sur la composition et les conséquences des insecticides mi sur le marché.

Au niveau apicole :

Les apiculteurs ont tout intérêt à continuer à se mobiliser afin de faire entendre. Dans le monde apicole, les professionnels sont « bien » syndiqués, ils ont donc un cadre pour s’exprimer et « faire pression » au niveau étatique. Les syndicats apicoles mettent en place différentes actions qui permettent de faire changer certains points. Par exemple, la prise en compte de l’abeille dans les tests antérieurs à la mise sur le marché de produits phytosanitaires grandit grâce aux mouvements syndicaux. La syndicalisation du monde apicole permet de « faire avancer » les choses.

Au niveau individuel :

Les jardiniers du dimanche doivent prendre conscience de leur impact environnemental afin de modifier leurs pratiques. En outre, des gestes ou habitude simples peuvent être inculqués facilement par tous :

  • Privilégier les fleurs sauvages aux fleurs cultivées. (En effet, les abeilles ont du mal à accéder au pollen dans les fleurs cultivées.)
  • Eviter les produits chimiques : les insecticides ne font pas la différence entre les pucerons et les abeilles !
  • Ne pas tailler les haies pendant leur période de floraison…
  • Mettre à disposition des nichoirs. En effet, les abeilles sauvages disparaissent également à cause notamment de l’artificialisation des paysages.

Plus globalement, un éveil des consciences semble nécessaire. Il faudrait placer au second plan l’argent et la rentabilité afin de laisser une place primordiale à l’environnement.

De la sensibilisation auprès du grand public et des agriculteurs semblerait pertinente.

Pour plus d'informations: lien vers le Dossier Apiculture

Damien Camunez et Fanny Renaud

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