|
jan 30
2010
|
Quels plastiques pour demain : pétrole ou OGM ?Posté par: caroline dans Économie le 30 Janvier, 2010 Taggé dans: Pas taggé
|

Les entreprises de cosmétiques biologiques font un travail considérable sur la composition de leurs produits. Leurs actions en faveur de l’environnement ne visent pas seulement les composants mais le produit dans sa globalité. Pour commercialiser un produit sans nuisance pour l’environnement, il faut prendre en compte les matériaux utilisés pour réaliser les emballages.
Les emballages des packagings sont conséquents. Les entreprises privilégiant un développement plus durable utilisent un maximum de composants en carton. Néanmoins une partie se fait à base de plastique.
Ces plastiques sont élaborés à l’aide de pétrole, une ressource hautement polluante. Ils nécessitent pour leur fabrication une quantité d’eau importante et sont déjà en amont extrêmement polluant. La destruction de ces plastiques se fait par incinération, produisant des gaz à effet de serre. La combustion provoque l’acidification de l’atmosphère et des oxydations photochimiques. Sans parler des océans gravement pollués par tous ces plastiques et les impacts sur les chaines alimentaires.
Une alternative est pourtant en voix de développement : un plastique biodégradable. Celui-ci serait fabriqué après modification de l’amidon du maïs.
Le maïs est une des espèces les plus cultivées dans le monde. Je suis sceptique quand j’entends que ce nouveau plastique ne serait pas fabriqué à l’aide de produit chimique. N’oublions pas que la culture de maïs est caractérisée par un besoin élevé en eau, et par sa grande consommation de produits phytosanitaires !
Ce nouveau plastique est pourtant dit formidable par beaucoup ! Le produit final est obtenu sans purification des constituants et sans matières issues de la chimie pétrolière. Cela donne des plastiques plus rigides, et surtout à durée de vie limitée.
Il est troublant de savoir que ces cultures de maïs sont importées directement d’Amérique. En effet, une provenance américaine induit de fortes chances d’impliquer des cultures OGM ! De ce fait, Il est risqué de croire à une alternative si extraordinaire en finançant les firmes multinationales telles que Monsanto !
Les OGM sont très mal évalués par rapport à leur puissance de toxicité notamment via les pesticides qu’ils recèlent trop souvent, et l’impact de leurs potentiels de contamination dans l’écosystème.
Ces organismes sont utilisés de multiples manières dans de nombreux domaines: médical, pharmaceutique et agroalimentaire. Les OGM médicaux et pharmaceutiques sont développés et utilisés exclusivement en espaces confinés, mais les OGM dédié à l’agroalimentaire ont de vastes répercussions. Ces plantes transgéniques également dites « pesticides » englobent les insecticides, les herbicides ainsi que les fongicides (champignons).
Les risques environnementaux sont conséquents. Quel devenir pour les chaînes alimentaires et quels sont les risques liés à la bioaccumulation de ces produits phytosanitaires.
L’insecticide, produit en permanence dans la plante, s’accumule dans les cellules et notamment dans les racines. L’effet de passoire va libérer ces substances directement dans les sols et favoriser l’infiltration dans les nappes phréatiques !
Alors que faire ? Continuer à consommer des produits à base de pétrole, sachant qu’un plastique met 300 à 500 ans à se dégrader ; ou financer des entreprises telles que Monsanto, pour fabriquer des plastiques biodégradables ?
Ces plastiques biodégradables représentent une alternative intéressante, il faudrait seulement que la production de maïs provienne d’une agriculture respectueuse de l’environnement, sans pesticides et sans OGM mais nous n’en prenons pas le chemin.
Nous arrivons dans une impasse dont peu sont conscients. Pour en sortir, il importe de faire des choix courageux qui engageront les générations futures, mais quoi qu’il en soit, les craintes d’une issue négative pour l’environnement sont fortes.

