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jan 23
2010
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L'entreprise PERRENOT et le Club Développement DurablePosté par: eve guyot dans Économie le 23 Janvier, 2010 Taggé dans: Pas taggé
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Un camion consomme 34 à 35 litres au 100. Une entreprise de transport comme PERRENOT parcours par an environ 35 millions kilomètre. Cette entreprise de distribution a une activité régionale. Les trajets de circulation sont de 200 kilomètres par jour et par camion. Malgré le nombre de kilomètres journaliers faibles pour une activité de transport, les émissions de CO₂ sont importantes et nécessitent de nouvelles méthodes de travail.
Mr David DABERT, responsable du service développement durable de l’entreprise de transport PERRENOT, vous faites parti du club DD depuis 1 an et demi. Lors de ces réunions êtes-vous simple spectateur ou intervenez-vous ?
J’ai découvert le club par hasard. Je participe à toutes les réunions du club en tant que spectateur. Lors de la dernière assemblée du lundi 13 décembre 2009, je suis intervenu à l’aide de support de communication (Power point et pdf) sur le thème de la qualité de l’air (programme de l’ADEME sur la réduction des émissions du CO₂). J’ai trouvé cette implication dans le club enrichissante et je souhaiterai prendre part à une prochaine réunion sur le thème du transport. Ainsi j’espère rallier à notre cause d’autres entreprises dans le même domaine que l’entreprise PERRENOT.
Vous donnez l’impression d’avoir une réelle motivation pour que d’autres entreprises viennent s’inscrire dans cette démarche. Quel intérêt trouvez vous à participer aux réunions du club ?
Oui je suis très motivé. Je participe à ces réunions pour l’échange et le partage d’information sur le thème du développement durable avec les participants. Ces réunions permettent également des rencontres (signature de la charte de l’ADEME) et de démentir les préjugés sur le secteur professionnel des transporteurs (transporteurs=pollueurs).
Depuis 2007 l’entreprise développe l’axe du développement durable dans son entreprise. Le club a permis à l’entreprise de mettre en place plus concrètement les démarches vers un développement durable.
Quelles sont les démarches mises en place dans votre entreprise en faveur de l’environnement ?
L’entreprise PERRENOT prend en compte les 3 piliers du développement durable : social, économique et environnemental. Grâce aux rencontres faites au club, l’entreprise a pu signer en octobre 2009 un contrat de labellisation avec l’ADEME et d’adhérer à sa charte. Celle-ci prévoit d’ici à 3 ans la réduction des gaz à effets de serre (-25% des émissions) grâce à la mise en place de 4 actions :
- réduction de la consommation de carburant
-réduction des vitesses des camions : baisse de la vitesse fixée suivant la route empruntée (autoroute = 83Km/h, route départementale = 90Km/h par exemple), le poids de la marchandise…
-formation à l’éco-conduite des chauffeurs
- limitation des transports à vide
De la sensibilisation auprès du personnel est également réalisée au sein de l’entreprise à l’aide d’outil : -film sur le réchauffement climatique
-formation d’éco-conduite auprès des employés
Ces sensibilisations sont faites dans le but que le personnel les prenne en compte au quotidien. L’entreprise est aussi un centre de récolte de piles et de cartouches d’imprimantes. La récupération des eaux de pluie et des eaux de nettoyage des camions (en circuit fermé, filtration) sont mis en place dans certains des bâtiments possédés par la société.
Aujourd’hui toutes les entreprises de transport routier ont l’obligation de rajouter de l’ADblue (urée synthétique) dans le carburant. Cette substance permet au moteur de brûler plus de particules et de limiter les rejets dans l’atmosphère.
Nous avons remarqué que l’entreprise PERRENOT ne valorise pas son image par de la publicité autour du développement durable. Quelles sont les points forts et les points faibles d’une démarche de développement durable ?
Oui certes, nous ne faisons pas de publicité. Nous pensons que c’est une prise de conscience que toutes les entreprises devraient avoir et non pas un argument commercial. Certaines entreprises jouent sur cet effet de mode pour attirer de nouveaux clients mais ne suivent pas leurs engagements. Je pense qu’un des points forts de l’entreprise est justement la prise de conscience de la pollution émise par ces camions. Il ne faut pas négliger que sans notre patron nous ne serions pas dans cette démarche. Il est à l’initiative des projets et nous incite à aller encore plus loin.
Malgré notre bonne volonté, les objectifs sont trop ambitieux et les résultats sont longs avant de pouvoir être visibles. C’est pourquoi le travail ne doit pas se relâcher au quotidien. Il est difficile de pouvoir suivre et contrôler les chauffeurs, les consommations de carburants et toutes les choses nécessaires au bon fonctionnement d’une entreprise allant vers un développement durable.
Dans l’avenir, quelles sont les actions que l’entreprise voudrait mettre en place en faveur du développement durable ?
Nous souhaiterions réunir tous les salariés (600 personnes) ainsi que leur famille à participer à des réunions pour les accompagner dans un respect de l’environnement au quotidien.
Nous aimerions également utiliser différentes sources d’énergies naturelles telles que le solaire ou les pompes à chaleur. Mais nous rencontrons à ce stade des contraintes financières. Aucune aide n’est disponible pour les entreprises. L’installation de ces nouvelles énergies demande un investissement parfois trop conséquent. Par exemple, la mise en place de panneaux solaires sur 2 de nos bâtiments nous reviendrait à 5 millions d’euros. Le prix de l’installation d’une pompe à chaleur est 10 fois plus élevé que l’installation d’une chaudière. Tant que les énergies vertes ne seront pas économiquement rentables pour les entreprises, celles-ci continueront à utiliser des énergies fociles.

